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25 ans déjà que Paul Meyer, Eric Le Sage et Emmanuel Pahud se réunissent tous les étés en Provence. Où ils invitent leurs amis, solistes confirmés pour la plupart, à jouer ces pièces de musique de chambre souvent oubliées du répertoire des concerts, en raison de l'effectif ou de l'instrumentarium atypique exigé par la partition.

Tout a commencé en 1992, dans une petite chapelle de Vernegues. Un ami d'Eric le Sage souhaitait préserver l’édifice. Et le seul moyen d'empêcher le TGV de passer par là était de faire classer la chapelle monument historique. Eric le Sage et ses complices avaient accepté d'organiser un concert dans ce lieu. Résultat, la chapelle ne fut pas rasée, le TGV passe à quelques mètres et, fort du succès de ce premier concert, le trio investit ensuite la cour du château de l'Empéri à Salon-de-Provence.

Les musiciens jouent sans cachet, mais se payent le plaisir rare d'une nuit de musique de chambre, en trois parties et deux entractes, dans un cadre idyllique. L'année d'après, un mécène offre dix mille euros. La municipalité commence à soutenir la manifestation, qui offre alors trois soirées de concerts. Le festival décolle, attire les micros de France Musique qui captera quelques concerts des éditions suivantes. Musique à l'Empéri devient une association de production de spectacles. Le public suit et les jeunes compositeurs amis comme se voient commander des pièces, créées durant la manifestation.

 

(…) Les programmes proposés au public sont d’une exigence rarement rencontrée ailleurs et les artistes admirables (...) Plutôt qu’écumer les festivals en baladant les mêmes oeuvres jouées dans les mêmes conditions plus ou moins bonnes, les Empériens ont choisi de jouer ce qu’ils voulaient, là où ils le voulaient, avec qui ils le souhaitaient » LE MONDE


« Une programmation rafraîchissante alliée au plaisir de se retrouver comme en famille, voilà l’esprit des lieux » LA TRIBUNE DE GENEVE


« Bijou musical, véritable laboratoire, carrefour de la musique de chambre, leçons de musique, créations, improvisations, concerts – la recette fait mouche et le plaisir est complet. Le Festival de Salon atteint aujourd’hui la maturité avec succès. L’ambiance y est inoubliable et l’acoustique merveilleuse. Précipitez-vous à Salon ! » LA PROVENCE


« Le dynamisme de la manifestation ne s’est jamais démenti, insufflé par un trio prestigieux (…) autant d’étés enchanteurs, de concerts aboutis, de rencontres fructueuses avec des artistes talentueux » L’EXPRESS


« Les critères : avoir l’esprit ouvert et aimer l’inédit car rien ne ressemble moins à un concert normal qu’une soirée au château de l’Empéri » LE SOIR, BRUXELLES

 

L’épanouissement de la maturité

Le Festival International de Musique de Chambre porte les stimuli de la culture au cœur du territoire, à Salon-de-Provence. Sous l’égide des trois complices fondateurs (le flûtiste Emmanuel Pahud, le clarinettiste Paul Meyer et le pianiste Éric Le Sage) se réunit, depuis 1993, la sarabande joyeuse de leurs amis pour pratiquer une musique sans affectation qui communique aux réalisations même les plus ardues cet air d’aisance et de naturel qui est le meilleur de l’art. La musique y vibre en sympathie avec les hommes, les paysages et les architectures, dans une forme de plénitude colorée que les peintres régionaux avaient déjà, dès les premières décennies du siècle passé, rendue perceptible. On s’y sent bien, presque en famille pour les plus fidèles des cinq mille auditeurs attendus. Les ensembles, à géométrie variable selon les nécessités de la partition ou les affinités du jour, accèdent, à peine formés, à un degré de confiance sans lequel la sensibilité de chacun ne pourrait atteindre son plein développement. Solistes déjà couronnés par la reconnaissance internationale et jeunes musiciens talentueux s’offrent et nous offrent des rencontres uniques pour des soirées aux noms déjà savoureux : Le temps de la rêverie, Boréales ou L’âme, l’esprit, la truite… dans l’acoustique exceptionnelle du Château de l’Empéri. Les concerts de 12h à l’Abbaye de Sainte-Croix présentent un caractère plus intime. La proximité nous fait pénétrer plus avant le jeu intérieur des artistes, lire sur leur visage les reflets de l’insondable psychologie des œuvres et y voir s’épanouir, dans les résonnances spirituelles du lieu, des vérités musicales profondes que l’on ne trouve qu’en soi. Allez donc y faire l’expérience extatique des concertos italiens de Bach et découvrir la petite lumière dans les yeux du claveciniste Benjamin Alard. Tiens, il n’est pas à La Roque cette année…

Le culte globalisé du résultat et de la rentabilité n’a pas altéré le désir de perfection désintéressée des artistes de Salon, ni émoussé leur fantaisie à être sérieux, sérieux comme le plaisir disait un bon auteur dadaïste (1), le plaisir de manifester ensemble la force propulsive de la musique. Au contraire, chaque année aggrave heureusement leur cas. _ Ventilo, Juin 2019

 

 

 

 

 

 

Créé en 1993 par Eric Le Sage, Paul Meyer et Emmanuel Pahud, le Festival International de Musique de Chambre de Provence (Musique à L’Empéri) rassemble chaque été une trentaine de Solistes de premier plan autour d’une programmation inédite et dans un cadre exceptionnel à l’acoustique époustouflante !