2. Ouverture : Tout Mozart

2. Ouverture : Tout Mozart

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Château de l'Empéri

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Mozart est toujours une fête. L'essentiel de la musique de chambre de Mozart pour ouvrir l'édition 2017.

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)

Trio Les Quilles K. 498 (Trio Kegelstatt, 1786)

Paul Meyer clarinette Marie Chilemme alto Eric Le Sage piano

Quatuor pour piano no 2 et cordes en mi-bémol majeur, KV 493 (1786)

Daishin Kashimoto violon Marie Chilemme alto Eric Le Sage piano Zvi Plesser violoncelle

Sonate pour piano K.381 (1772) 

Henry Kramer piano 

Quatuor no 1 en ré majeur pour flûte et cordes K. 285

Emmanuel Pahud flûte Maja Avramovic violon Marie Chilemme alto Zvi Plesser ou Claudio Bohórquez  violoncelle

Quintette pour clarinette&cordes K. 581 (Quintette Stadler - sept. 1789)

Alexandre Pascal violon Marie Chilemme alto Paul Meyer clarinette Zvi Plesser violoncelle Gilbert Audin basson

Quintette pour piano&vents KV 452 (1784) 

Henry Kramer piano Paul Meyer clarinette Gilbert Audin basson Benoît de Barsony cor François Meyer hautbois


Trio Les Quilles K. 498
(Trio Kegelstatt, 1786)

Nous sommes le 5 août 1787 à Vienne dans le jardin de Nikaulos von Jacquin, chimiste et botaniste réputé dont Mozart cherche la protection et chez qui il est venu se reposer. La légende veut donc que l’idée lui ne soit venue lors d’une partie de quilles entre amis et que le compositeur en ait achevé le manuscrit dans la journée. Le création elle aussi aurait eu lieu chez les Jacquin, avec Anton Stadler à la clarinette, le frère pour lequel il composera aussi le quintette et le concerto, Mozart lui-même à l’alto, et au piano Franzisca von Jacquin, fille de son hôte et élève d’Amadeus.
A l’Allegro traditionnel, Mozart substitue un andante presque sur le rythme d’une berceuse où le premier thème revient. Tout en contrepoint le menuet est lui rayonnant, quant au final en rondeau, souriant et virtuose, il laisse chacun des solistes tour à tour prendre la vedette.

Quatuor pour piano no 2 et cordes en mi-bémol majeur, KV 493 (1785)

Le quatuor pour piano forte, une forme nouvelle au moment où Mozart l'imagine (au passage 1785-1786 c’est aussi la période où il compose Les Noces de Figaro). Pour la petite histoire, si Mozart n'a écrit que deux quatuors pour piano et cordes c'est faute de succès d'édition : son éditeur (Franz Anton Hoffmeister, basé à Vienne) qui lui avait passé commande pour trois quatuors, voyant que les ventes de partitions n'étaient pas bonnes, lui demande tout de suite après l'envoi du premier quatuor de ne plus écrire les deux autres, en échange de quoi il lui versait son avance. Comme quoi même Mozart n’a pas toujours été un best-seller

Quatuor no 1 en ré majeur pour flûte et cordes K. 285

Mozart a composé quatre quatuors avec flûte. Deux furent composés à Mannheim, ceux en ré majeur K.285 et en ut majeur K.285A, datant respectivement  de 1777 et 1778. Ils donnent la suprématie à la flûte sur les cordes qui dialoguent assez peu entre elles et s’inscrivent dans le style galant. A l’évidence, ils ne manquent pas, la flûte surtout, de charme ni de richesse mélodique. On dégustera l’abondance des thèmes au nombre de cinq du premier Allegro  du ré majeur et la fertilité de leurs développements. L’Adagio en si mineur constitue une authentique réussite grâce à son climat songeur, plus, mélancolique. Le Rondeau : Allegretto final, s’affiche brillant, vif, presque opératique de ton.

Quintette pour clarinette&cordes K. 581 (Quintette Stadler - sept. 1789)

Quand il compose ce quintette Mozart tire le diable par la queue, malgré la commande de Cosi fan tutte. Le succès lui n’est pas au rendez-vous et l’inspiration lui manque. Et pourtant en moins de 3 jours il créée avec ce quintette une toute nouvelle forme. La clarinette était alors un instrument relativement neuf, inventé il y a moins d'un siècle. Mozart l'emploiera à de nombreuses reprises dans ses œuvres symphoniques (Concerto pour clarinette, …) mais aussi dans sa musique de chambre, dont son fameux « Trio des quilles » et ce quintette, créé le 22 décembre 1789 lors du concert de Noël de la société des musiciens de Vienne, avec Stadler et le compositeur à l’alto.

Quintette pour piano&vents KV 452 (1784) 

« Je le tiens pour le meilleur ouvrage que je n’ai jamais écrit … » c’est en ces termes que Mozart parle de son quintette pour pianos et vents K 452 , le 10 avril 1784 dans une lettre à son père Leopold. Donné en première exécution pour un concert de souscription au Burgtheater de Vienne, ce quintette pour une formation inédite où les vents ne sont pas doublés, accompagne d’autres grandes œuvres comme la symphonie Linz ou le concerto pour piano n°16. Cette période est effectivement très féconde, et dans ce quintette, Mozart reprend au piano son dialogue privilégié avec les bois, cette même verve que l’on retrouvera dans ses derniers concertos pour piano